Et si comprendre sa peur de l'avion permettait de mieux voyager ?
De la joie… à l’envie de traverser l’océan à la nage
On peut ressentir toute une palette d’émotions face à l’idée de prendre l’avion :
😃 Joie et excitation, plaisir de monter à bord, de décoller.
🙂 Appréhension : un peu de stress ou de nervosité, mais l’envie de voyager reste plus forte.
😟 Anxiété : le vol devient une source de préoccupations, parfois plusieurs jours avant même d’arriver à l’aéroport.
😨 Peur intense où chaque étape du voyage peut devenir difficile à vivre : l’embarquement, le décollage, les turbulences, les bruits ou certaines sensations.
😱 Peur extrême, jusqu’à se dire : « Je préférerais encore traverser l’océan à la nage plutôt que prendre l’avion ! »
Entre le plaisir de voler et cette envie de prendre un autre moyen de transport — même totalement improbable — il existe toute une gradation d’états émotionnels. Et les ressentir ne signifie pas que quelque chose « ne va pas » chez soi. C’est normal.
Quand le cerveau se met en mode « danger »
Même lorsque la peur devient très intense, la réaction ressentie est une réponse normale du cerveau face à ce qu’il interprète comme une menace. Ce n’est ni un manque de courage, ni une faiblesse, ni une question de volonté.
Le cerveau fonctionne en partie comme un système d’alarme. Lorsqu’il anticipe un danger, il peut déclencher automatiquement une réaction de protection : accélération du rythme cardiaque, tension musculaire, respiration plus rapide, vigilance accrue, pensées catastrophiques ou envie de fuir, maux de ventre ...
Dans l’avion, cette alarme peut se déclencher même lorsque la situation est objectivement sûre. Un bruit inhabituel, une sensation physique, des turbulences ou une remise de gaz, par exemple, peuvent être interprétés comme des signes de danger lorsque l’on ne comprend pas ce qui se passe.
Le cerveau émotionnel peut alors prendre le dessus : il cherche à confirmer qu’il y a bien un danger, plutôt qu’à rechercher les informations qui pourraient le rassurer.
Comprendre pour retrouver sa liberté
Comme on vient de le voir, avoir peur, c’est normal. Un accompagnement permet de prendre le temps de comprendre ce qui se joue pour soi, d’identifier les mécanismes qui entretiennent l’appréhension et de travailler progressivement sur sa relation à l’avion.
L’objectif n’est pas de demander à son cerveau de « ne plus avoir peur », mais de lui permettre progressivement de faire la différence entre une sensation, une anticipation et un danger réel.
Coach et pilote, je fais partie de l’équipe AviaSim de Rennes. AviaSim propose des stages anti-stress qui associent notamment compréhension de l’environnement aéronautique, immersion dans le cockpit d’un A320 sur simulateur et accompagnement des réactions liées au stress et à la peur. https://www.aviasim.fr/simulateur-de-vol-a-rennes/
Pour celles et ceux qui souhaitent poursuivre le travail sur leur peur après le stage, je propose un accompagnement individuel dans le cadre de mon activité de coaching Essence & Action. Cet accompagnement permet de prendre le temps d’explorer les mécanismes personnels qui entretiennent l’appréhension et de travailler progressivement à retrouver confiance et sérénité. https://www.essenceaction.fr
Pour que le cerveau puisse enfin relâcher sa vigilance… et que prendre l’avion redevienne simplement une façon de voyager, de découvrir et de profiter.